Celui-ci se trouvait toujours dans le noir, traumatisé par les cris d'agonie de sa soeur, attendant avec angoisse la fin qu'il sentait proche... tremblant de peur, sentant le bois humide sous ses petits doigts boudinés, l'odeur de pourriture persistante, les larmes ruisselantes sur ses joues livides, il lui semblait qu'une éternité s'était écoulée lorsque la porte de la vieille armoire en chêne s'ouvrit, lentement, dans un grincement aigu. La porte s'ouvrit entièrement mais le petit garçon ne vit rien, il se glissa doucement hors de l'armoire. Prudemment, il s'avança vers la porte, son petit train toujours serré dans ses mains. C'est alors qu'il fut propulsé sur le mur de la chambre. Un filet de sang ruissela sur son crâne. A demi inconscient, il fut traîner dehors, vers la grange, une trace de sang luisant sur son passage...